Il y a plus de 30 ans que nous connaissons les problèmes climatiques — et autres — que notre façon de vivre peut engendrer. Or, il est effarant de voir à quel point nous avons peu fait depuis ! Refusant finalement de nous rendre compte que dix, vingt, trente ans passent aussi vite qu'un souffle de vent sur le berceau d'un enfant et que déjà nous sommes aux portes de l'irréversible, comme la mort est au coeur du vieillard qui somnole... Le pétrole tire à sa fin, les crises se succèdent, les gouvernements sont toujours aussi peu courageux et les industriels aussi peu responsables. Il suffit de voir ce que la
compagnie pétrolière Shell a laissé derrière elle au Nigéria pour se rendre compte à quel point ! Aucun gouvernement n'a bronché. Ce sont les paysans du coin, ne peuvant plus cultiver leur terre souillée, qui ont dû, poussès et soutenus par un organisme hollandais de défense de l'environnement
[1], porter plainte afin de se faire entendre. Le processus suit son cours...Toujours «
au Nigeria, Shell laisse bruler nuit et jour 110 flambeaux de gaz. Ensemble ils expulsent autant de gaz à effet de serre que 4 millions de voitures personnelles. Alors même que ce gaz pourrait être récupéré comme gaz naturel. »
[2]
Même chose pour le nucléaire. Non seulement l’uranium, comme le pétrole, est une denrée épuisable, mais la terre
tremble, [tremblements de terre, tsunamis], explose [volcans], les mers se déchainent [tempêtes, ouragans, cyclones] ; les terrains glissent sans que rien ne puisse les retenir ; les météorites et les comètes flirtent avec la planète sans même lui demander son avis… Pas un coin, en somme, sur notre Terre, ni personne finalement qui ne soit à l'abri d'une catastrophe.
Et pourtant, la France politique et économico-scientifique a construit 59 centrales nucléaires. 59 ! Avec en sus des milliers de tonnes de déchets radioactifs dont on ne sait toujours pas quoi faire ! Croire à ce point au nucléaire n'est plus de la naïveté, c'est de l'inconscience criminelle. D’autant plus qu’en 2010, sans aucun scrupule, la France des politiques et des multinationales poursuit une promotion assidue, à portée internationale, de son expertise au niveau nucléaire
pendant qu’AREVA, depuis 40 ans, extrait l’Uranium dans le désert nigérien sans protection aucune pour les habitants, l’environnement et les eaux souterraines,
[3] et alors même que l’Afrique est le pays où l’eau potable fait le plus défaut et que les populations doivent souvent faire des kilomètres à pied pour s’en procurer, elle inaugure en Namibie la première usine de dessalement d’eau de mer afin de pouvoir extraire l’uranium des roches alentour… !? Y a-t-il grand-chose de plus incongru ou de plus indécent ?! Quant aux promesses d’Areva de partager les surplus de cette eau avec les populations locales, reparlons-en dans 5 ans !
Jusqu’à présent, aucune population locale n’a jamais profité des largesses des multinationales présentent sur leur terrain, si ce n’est en destruction et en pollution en tout genre ! De plus, si en théorie, dans leur contrat, comme leur lobby le dit si bien, les diverses compagnies sont tenues de nettoyer et de remettre les sites en état lors de leur départ ; en pratique, c’est rarement le cas, si ce n’est jamais. Et pas seulement dans les pays en voie de développement. [voir l’article «
Une fiction au coeur de l'actualité » sur le site d'Arte, en rapport avec le film «
Inéluctable » d’Alain Moreau et François Luciani, paru fin 2008.]
En France, en entendant, nous n'avons surtout pas à chercher – ou si peu –, ni à investir dans des alternatives plus sûres, moins dangereuses, plus écologiques et surtout durables ! D’autres ont payé et payent encore pour nous ! En somme, y a-t-il plus dangereux ni plus néfaste au monde que l’impunité ?!
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