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L'art d'écrire et l'art en général  
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Le Respect...
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« Le respect n'a rien à voir avec l'admiration. Le premier est un dû, le second superflu. »
« Le respect est mutuel ou il n'est pas. »
© Evelyne L.
 

    On a longtemps confondu le respect avec l'autorité. Ils n'ont pourtant rien en commun. L'un n'en appelle pas forcément à l'autre, ni l'autre à l'un. Si le respect est un dû, il n'est pas une obligation. Si vous n'avez aucun respect pour un être n'attendait pas de lui qu'il vous respectât, quel qu'il soit ou qui que vous soyez. Le respect ne nous est pas dû — toutes espéces confondues — pour ce que nous sommes ou ce que nous avons mais parce que nous SOMMES, tout simplement. Parce que nous faisons partie intégrante de la vie en général, elle-même partie intégrante de la Nature, elle-même partie intégrante de l'Univers.

     Il fut un temps, on « respectait » l'autorité parce qu'on avait peur de cette autorité. Tout finalement se jouer sur la peur. Mais le ressenti n'avait rien à voir avec un respect réel pour l'autre. Depuis, on a éduqué les enfants à ne plus avoir peur, mais on ne leur a rien appris du respect. La violence a remplacé la peur. Quoi de plus logique !? Elle a toujours existait. L'autorité même est une violence : revendiquer une autorité sur l'autre, c'est légitimé un ascendant, un pouvoir sur cet autre.
     Notre civilisation a été fondée sur ce principe et nos sociétés se sont construites sur cette violence. Tout est violence. On la revendique sans cesse sans même s'en rendre compte. On prone même l'insulte, l'humiliation, l'exibitionnisme [la plupart des Télé-réalités et autres jeux d'argent où les participants sont prêts à faire n'importe quoi de plus ou moins dégradant pour gagner la cagnotte]. C'est l'anti-respect même de soi et de l'autre.
      On parle aussi beaucoup de la dignité de la femme. En pornographie, par exemple. Mais aucunement de la dignité de l'homme. Or, la dignité de l'homme y est autant atteinte que celle de la femme. Personne pourtant ne les oblige plus à se dégrader eux-mêmes, pas plus la femme que l'homme. J'ai donc beaucoup de mal à accepter les arguments des féministes sur ce plan là. Le respect est général ou il n'est pas.
     
     Si nous n'apprenons pas à nous respecter les uns les autres, en tant qu'êtres humains, et à respecter toutes les autres espèces, en tant qu'êtres vivants, en tant qu'organismes indispensables à la survivance de toutes les espèces, nous aurons bien mérité notre dégradation, notre régression et finalement notre fin, en tant qu'espèce humaine. Le problème est que nous aurons entrainé avec nous bien d'autres espèces, innocentes quant à elles, parce qu'elles n'ont jamais oublié ce qu'elles sont et ce qu'elles devaient faire pour conserver l'équilibre de leur espèce, partie intégrante d'un équilibre bien plus général...

      La vie est « sacrée ». Tout est sacré ou rien ne l’est. Mais respecter la vie — toutes espéces confondues —, c'est aussi respecter l'équilibre. L'un ne peut aller sans l'autre, parce que l'équilibre même est la vie ; la mort en fait partie; elle est même indispensable. Au delà, c'est l'étouffement et le désert assuré, la non-vie, le néant. Ainsi, perdre une espèce, c’est perdre aussi une partie de nous-mêmes. C'est perdre un chainon indispensable à l'interactivité naturelle des choses, à la complémentarité des existences diverses. Refuser le cycle naturel des choses, c'est refuser l'essence même de la vie ; c'est refuser la nécessité même de l'équilibre ; c'est garantir la poursuite de l'ignorance et de la violence. C'est garantir le non-respect.

      Croire ou faire croire que l'on puisse vivre jusqu'à 150 ans tout en continuant à procréer autant est une hérésie, le comble de l'irrespect. C'est au contraire le meilleur moyen de mettre fin à l'humanité. Rien, en ce monde, n'est extensible à jamais, même pas l'Univers ! Tout a une conséquence et chacune en entraine une autre. Qui, positive pour un élément, est forcément négative pour un autre. À ce jeu, l'être humain, prétentieux, irrespectueux, égocentriste, plus mégalomane qu'intelligent, ne peut pas gagner. Le respect est mutuel ou il n'est pas. Et l'Homme, dans la reconquête d'un rééquilibre indispensable à la vie tout court — qui se fera malgré tout et sûrement malgré lui —, n'a que peu de poids.

       Respectueusement Vôtre.

© Evelyne L.
26 mai 2010
 
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