L'écriture est sans doute ce qu'il y a chez moi de plus authentique ; elle me vient facilement, mais ce n'est plus un besoin depuis longtemps. Ce n'est même plus une utilité : l'intelligence est trop aléatoire, les sociétés trop annihilantes, les esprits trop peu évolués [par rapport à ce qu'ils devraient être]... On ne convainc que ceux qui, quelquepart [1], sont déjà convaincus — même inconsciemment...
Et puis, selon l'endroit où l'on vit, selon ce que l'on vit ou pas, les priorités changent... Les solutions ne peuvent être généralisées.
Tout cela ne m'aide certes pas à toujours bien écrire, la motivation manque ! Je connais trop l'humain pour croire en la majorité d'entre ses contemporains. Mais les phrases et les mots se bousculent pourtant dans ma tête et, la colère ou le raz-le-bol aidant, je finis toujours par trouver, quelquepart, le courage de les mettre sur écran... Même si cela me paraît quasiment inutile, vu l'égoïsme et l'inconscience, toujours grandissants, sévissant parmi nous ! Mais ne rien dire, c'est aussi consentir, et je ne consens pas !
Ce ne sont effectivement pas les arguments ni les envies d'actions qui me manquent : il y a toujours autant de choses à dire parce qu'il y a toujours autant de choses à faire ! Par exemple, devenir plus intelligents, plus ouverts, non pas plus « tolérants » mais plus acceptants, plus conscients, plus analytiques, plus rationnels et plus sensibles, plus gentils, plus positifs, plus paisibles, mais plus actifs, plus logiques et mathématiques [2]... Apprendre, par exemple, que 2 et 2 font bien 4 et que rien, jamais, n'y changera rien.
Être fiers, comme chez une majorité de Français [surtout politique et médiatique], d'une natalité qui augmente dans leur pays [3] alors que nous serons bientôt 7 milliards de personnes sur la planète, que 2 milliards d'entre elles y vivent en dessous du seuil de pauvreté et près d'un milliard crève carrément de faim, qu'il y a de plus en plus de chômeurs, donc de moins en moins de travail — par rapport à la surpopulation, elle, en constante évolution —, pour une demande en nourriture et en terres cultivables toujours croissante alors que les sols s'épuisent indubitablement, que les déserts continuent de se propager, que la sécheresse sévit de plus en plus souvent pour une eau de moins en moins potable ou accessible, alors même que nous devons simultanément conserver les forêts qui nous restent — sous peine de bouleverser à jamais le climat et/ou de mourir asphyxiés —, respecter les animaux au sein même de leur habitat, et j'en passe... c'est soit avoir un boulon en moins, soit être d'une inconscience totalement nuisible, et n'avoir franchement aucun sens des mathématiques, pourtant vitales dans un monde où l'argent est roi ! [4] Mais celles-ci, qu'on les comprenne ou pas, ne pardonnent jamais et n'attendent pas, pour s'exprimer, qu'on veuille enfin les rejoindre ! Elles fonctionnent indubitablement et les chaines d'actions, d'événement en événement, qui y sont rattachées ne vont certes pas s'adapter à notre logique infantile mais suivre leurs cours, inexorables !
En attendant, vous pouvez vous relaxer, croire que « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes possibles », faire des bébés jusqu'à 70 ans ou pleurnicher sur votre petite personne, tout va bien, notre inconscience — pour ne pas dire notre imbécilité —, elle, n'est nullement en danger !
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