L'Homme a toujours le temps, parce qu'il refuse de perdre ce qu'il a amassé. L'Homme a toujours le temps, parce qu'il croit au miracle. L'Homme a toujours le temps parce qu'il refuse de se sentir coupable, même si la culpabilité le ronge inconsciemment tous les jours. L'Homme a toujours le temps parce qu'il refuse de s'impliquer réellement dans la sauvegarde d'une planète qu'il ne connait pas ni ne comprend réellement. L'Hom-me a toujours le temps parce qu'il refuse de croire que la Nature est plus forte que lui et qu'il n'est rien, sur cette planète, dont il ne dépend pas. L'Homme a toujours le temps, parce qu'il est plus important de soutenir son équipe de football que d'éviter aux Bengalis, ou aux Bangladais et autres riverains des mers et océans sur cette Terre de perdre un jour leurs terres ! L'Homme a toujours le temps parce qu'il y a toujours quelqu'un pour casser ou contredire le travail d'un autre, si parfait soit-il. L'Homme a toujours le temps parce qu'au sain de son cocon familiale il se sent en sécurité.[1]]L'Homme a toujours le temps, parce qu'il refuse de voir l'inévitable. L'Homme a toujours le temps parce qu'il n'a aucun sens ni aucune vision de la globalité — son pays seul existe. L'Homme a toujours le temps, parce qu'il manque de bon sens et d'objectivité. L'Homme a toujours le temps, parce qu'il est contradictoire et chimérique. L'homme a toujours le temps parce qu'il préfère croire en Dieu, ou en quelques illusions, plutôt qu'en la réalité. L'homme a toujours le temps parce que le temps est une notion dont il n'a plus le luxe.
© Evelyne L.
17 juin 2009
[Extrait de "L'environnement, le défit des 10 prochaines années"
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